L'Université de Paris

Institution aux multiples orientations, l'Université de Paris est l'épicentre de la connaissance en France et elle se targue de former d’éminents spécialistes dans les domaines les plus divers, particulièrement les sciences ainsi que leurs applications. Se rejoignent en son sein astronomes, architectes, ingénieurs, philosophes et théologiens. 

S’ils ont des intérêts variés et des objets et sujets d’étude différents, ses doctes membres se rejoignent sur une valeur primordiale : la recherche de la connaissance. L'Université se fait lieu de partage, elle favorise les échanges et la camaraderie entre ses membres.

L’un est motivé par son enrichissement intellectuel, l’autre cherche à se faire valoir auprès de la cour de France en tant que tacticien, médecin royal ou comme précepteur de la future haute noblesse. Un autre tente de redécouvrir des savoirs perdus en perçant les secrets des textes de jadis. Toutes les raisons sont bonnes pour rehausser son intellect !

En étudiant, l’universitaire raffine ses acquis et leur donne une toute autre dimension pratique. L’étudiant devient à son tour expert et enseignant, faisant tourner la roue de la transmission du savoir. L'Université forme autant des savants que des inventeurs !

Cette guilde est pour ceux qui aspirent à l’érudition et qui désirent apprendre des plus grands esprits du pays en marchant dans les pas des grands comme Hypatie, Da Vinci, Copernic ou Hildegarde de Bingen !

Compétences :

Compétence de base : Connaissance améliorée

Permet d'ajouter les effets suivants aux connaissances d'historique possédées par les universitaires. Si un universitaire ne possède pas de « connaissance » dans ses talents d'historique, il peut alors choisir une compétence d’historique de type « connaissance » qui s'ajoute à ses habiletés, celle-ci ne sera toutefois pas améliorée et elle est perdue si le personnage quitte la guilde.

  • Créativité : Création de maître – Permet d'utiliser les plans avancés du système de création d'objets.

  • Théurgie : Théurgie secrète – Permet d'effectuer les cérémonies et rites de la théurgie secrète. Permet aussi de pratiquer des exorcismes.

  • Premiers secours : Médecine – Permet, à la suite d'un traitement de 15 minutes, de guérir une blessure grave. L’activation de cette compétence requiert l’utilisation d’une trousse de soin.

  • Question : Question avancée – Fonctionne comme la connaissance « question » mais peut exiger une réponse composée d'une courte phrase en disant « Dites-moi la vérité, soyez précis... »

  • Tactique militaire : Tactique de guerre – Permet l'utilisation des canons.

  • Courage : Inspiration – Permet, en prononçant un court éloge d'une personne, de lui redonner l’utilisation d'une compétence « par période » ou « par scénario » ayant déjà été utilisée pendant la période en cours. Ne fonctionne pas sur les compétences données par la magie. Utilisable une fois par période.
Privilège de base : Épistolaire 

Permet au personnage d'écrire des lettres à des personnages animateurs de haut rang même s'ils ne font pas partie de ses connaissances proches ou des amis, par exemple un roi ou ambassadeur étranger auquel le joueur n'aurait pas été présenté. 

Les lettres seront lues par leur destinataire mais n’obtiendront pas nécessairement de réponse. 

Le personnage doit utiliser comme formule de salutation la phrase suivante « Je vous prie d’agréer l’expression de ma très haute considération ».

Compétence d'acolyte : Recherche  

Permet d’effectuer des recherches pour découvrir un plan parmi la liste des plans existants. Ce plan peut être donné à quelqu'un d'autre. Utilisable au début du scénario. 

Compétence de chef : Spécialiste émérite 

Le chef de l'Université peut toujours donner son avis à la Cour, et son opinion sera entendue. Il doit cependant faire attention à l’opinion qu’il profère et au moment où il s’exprime. 

Pour utiliser cette compétence, il doit commencer à parler en disant « En tant que Chef de l’Université de Paris, je pense que... » 

Le chef de l'Université siège aussi sur le Conseil royal.

Personnages :

Théophraste Renaudot


Médecin des enfants d’Henri IV, il était partie prenante du conseil de régence de Marie de Médicis. Le roi Louis l’a gardé à son service en tant que médecin royal. Pour se donner une grande réputation en qualité de médecin, il s’avisa d’établir chez lui un bureau public de consultations gratuites pour les indigents, de même que d’organiser des conférences sur tout sujet scientifique. Certains de ses confrères, égoïstes et jaloux de son admirable philanthropie, l’ont traité de vil, prétendant qu'il utilisait les pauvres pour s’élever.

Théophraste est aussi journaliste. Il est le premier en France à publier des nouvelles publiques sous le titre de la «Gazette», un journal dont la devise est «le bruit qui court sur les choses advenues». Il s’y est donné pour rôle d’informer les lecteurs sur les nouvelles provenant de l’étranger, de la France ou de la Cour. Il fut aussi recteur de l’Université de Paris, mais il quitta ce poste tout récemment pour se consacrer à son journal ainsi qu’à servir son roi. Né huguenot, il est fraîchement converti au catholicisme.

Galilée


Né en 1564, Galileo Galilei est un homme de tous les talents, à la fois philosophe, physicien, mathématicien, géomètre et astronome. Il fut obligé de quitter sa chaire à l’Université de Pise à cause de la hardiesse de ses opinions. C’est à l’Université de Padoue qu’il fit les découvertes les plus importantes de sa carrière. L’apparition de trois comètes en 1618 ont concentré son attention sur l’astronomie.

Accusé d’hérésie par Rome pour ses théories sur l’héliocentrisme et son appui aux thèses coperniciennes, il s’est réfugié en France, craignant pour sa sécurité. Jehanne Frollo l’a accueilli au sein de l’Université de Paris, lui assurant sa protection contre l’Inquisition. Depuis, Galilée est au service de l’Université. Il travaille sans relâche sur un projet de télescope, pour lequel il a des contacts parmi les savants français et au sein du Saint-Empire germanique.

Jeanne Mance


Fille d’un magistrat, elle compte plusieurs ecclésiastiques qui ont séjourné en Nouvelle-France dans sa famille, dont un cousin missionnaire. N’ayant pas elle-même d’inclination pour la vie religieuse - non plus que pour le mariage -, Jeanne s’initie au métier de soignante, d’abord en prenant soin de sa fratrie au décès de sa mère, puis en se consacrant aux victimes de la guerre. Sans égard à sa propre santé, elle s’oublie elle-même pour soigner les autres. 

Ce fut une véritable épiphanie pour elle que d’entendre parler du Nouveau Monde pour la première fois : depuis, elle en rêve ! Son implication au sein de diverses organisations charitables lui a permis de développer un réseau de contacts de gens fortunés et elle sait user tant de ses yeux de biche que de ses dons d'oratrice pour collecter des fonds pour la colonisation. On voit en elle une femme de vertu assez héroïque et de résolution ferme.

René Descartes


Les professeurs de René reconnurent en lui, dès son enfance, des dons intellectuels précoces. Au sortir du collège des Jésuites, il prit la résolution de ne plus chercher d’autre science que celle qu’il pouvait trouver en lui-même. Il employa le reste de sa jeunesse à voyager dans toute l’Europe, à visiter des cours et des armées, à fréquenter des savants et des penseurs. 

René s’éprouvait lui-même dans les rencontres que la fortune lui proposait et menait une vie partagée entre les expériences et la contemplation, car il croyait alors que c’était à cette libre école que se formaient l’homme et le savant. Il passa quelques années en Hollande et fit ses armes dans l’armée de Maximilien de Bavière. Après une grave maladie, il accomplit un pèlerinage dans les Marches italiennes et s'engagea à quitter la vie militaire pour se consacrer aux choses de l’esprit. De retour en France, il rejoignit donc l’Université de Paris, où il œuvre depuis en tant que chercheur en mathématiques, philosophie et en physique.

Samuel Cottereau du Clos


Passionné tant par la recherche que par l’expérimentation, sa pensée est foisonnante, voire exubérante. C’est un universitaire remarquable. Il a étudié à Montpellier, à Heidelberg, à Sedan et à Salzbourg avant de rejoindre l’Université de Paris. Il est l'un des premiers de notre époque à fonder la matière médicale sur la chimie expérimentale. 

Livré par goût à l’étude de la chimie, il contribue sinon à perfectionner cette science du moins à en répandre la pratique. Il s’intéresse aussi à la botanique : il caresse le projet de créer une « Histoire des Plantes », réunissant pour chacune sa morphologie (présentant des croquis d’après nature), sa culture, ses vertus médicinales et son analyse chimique. L’examen des produits de la distillation l'intéresse tout spécialement, de même que l’analyse des eaux thermales. Il s’intéresse aux travaux de Paracelse sur la médecine alchimique.

Tristan de Beauvoir-Chastellux


La famille de Beauvoir, possédant un fief dans l’Avallonais, est illustre! Son noble lignage remonte au Moyen Âge. Tristan étant le second fils d’Hercule, le comte de Chastellux, il était voué à une vie religieuse hors des tracas du monde. Se plongeant d’abord dans l’étude des textes théologiques, Tristan réalisa pourtant rapidement qu’il avait le cœur taillé pour l’aventure et qu'il ne se supporterait pas de prononcer des vœux trop contraignants... 

Il dévia donc de sa voie originelle pour l’étude de la cartographie, qu’il mit en pratique sur le terrain en arpentant le royaume de France, effectuant des voyages nombreux et fréquents. Les rumeurs à son sujet disent, qu’au cours de ses périples, il a maintes fois croisé des phénomènes mystérieux et qu’il n’aurait pas son pareil pour combattre le Malin! De ses premières amours, il garda un tempérament pieux, éclairé, prudent et une vie intègre, faisant de lui le parfait exorciste. Il a un goût pour l’action et un tempérament courtois.

Jehanne Frollo


Claude Frollo, son grand frère, l’a élevée après le décès de leurs parents, foudroyés par la peste.  Depuis, il  cherche à la rendre heureuse : il a payé ses études et il continue de financer ses recherches au sein de l’Université… de même que ses nombreuses activités sociales ! Jehanne a, en effet, la réputation d’être fêtarde et libertine, de dépenser sans compter, d’aimer les jeux d’argent et le bon vin. Sa joie de vivre est contagieuse. 

Audacieuse et ayant un don pour les inventions, elle a gravi les échelons au sein de l’Université, obtenant même le titre de rectrice quand Renaudot se retira. Charismatique et très sympathique avec les étudiants, tout particulièrement avec les jeunes inventeurs dont elle suit les travaux et découvertes de près, elle les accompagne dans leur cheminement académique. Elle aime aussi accueillir des savants renommés et même étrangers pour augmenter le prestige de l’Université.