La Grande
compagnie commerciale

Passez votre curseur ou cliquez sur les cartes des personnages pour en découvrir davantage !

Cette guilde regroupe des investisseurs, des négociants, des commerçants, des colporteurs et des artisans qui font fructifier les deniers de France ainsi que les savoirs manuels. Ce sont eux qui importent et exportent les marchandises en tous genres pour approvisionner le royaume, que ce soient les denrées pour la populace ou les bijoux de la haute noblesse, en passant par le drap et autres objets de première nécessité. Ils peuvent également se faire armateurs, affuteurs et charpentiers ou même alimenter en matières premières les forges du pays. 

Bien que tous en France peuvent collecter des ressources, les membres de la grande compagnie ont poussé leur expertise en cette matière, et ont de ce fait un accès privilégié à des ressources exclusives.

Certains membres de la guilde sont aussi en contact avec les clients pour leur proposer leur marchandise. La vente et la revente d’objets de toutes sortes peuvent leur valoir des profits non négligeables... 

Les contrats sont un de leurs domaines de prédilection. Les membres de la guilde peuvent sceller des ententes et veillent à leur respect. L’on raconte qu’il faut bien prendre garde avant de signer… mais surtout, avant de transgresser un contrat dans lequel on se serait engagé : ils pourraient imposer une amende salée au contrevenant !

L'on retrouve aussi dans ce groupe ceux qui planifient et prennent part aux grandes expéditions comme l'exploration des Amériques. Nombreuses sont les rumeurs à l’effet de quoi le Nouveau Monde constituerait une fabuleuse opportunité pour faire fructifier ses avoirs. Certains explorateurs sont revenus les poches pleines d’or et la besace remplie de légendes inconnues.. dont des histoires à faire frémir. De nombreux investisseurs se frottent les mains d’avoir eu le nez de s’y impliquer !

Si votre propre richesse vous tient à coeur, ou si vous êtes passionné du Nouveau Monde, c'est dans ce groupe que vous trouverez votre bonheur !

Compétences :

Compétence de base : Contrat officiel
Permet d'officialiser un contrat entre deux parties (autre que les mariages). Si le contrat est brisé, une amende déterminée à la signature du contrat et dont 10 écus reviennent à la couronne sera imposée. Si l'amende n'est pas payée dans un délai d’un scénario, cela est considéré comme un crime.
Privilège de base : Exclusivité

Les membres de la compagnie ont accès à des meilleurs prix et des offres exclusives dans la liste commerciale du marchand animateur.  

Compétence d'acolyte : Revente en gros  

Permet au personnage de revendre dix items composés de n'importe quelle ressource, composante ou objet au marchand animateur à sa valeur courante sans avoir à négocier, incluant les potions périmées. Utilisable une fois par scénario.

Compétence de chef : Contrôle des routes commerciales 

Le chef peut passer une commande marchande pour trois ressources au choix (primaires ou secondaires) qui lui seront réservées au scénario suivant (il doit tout de même les payer). De plus, le chef a toujours préséance sur les autres pour faire ses achats auprès des marchands animateurs.

Personnages :

Samuel de Champlain


Avant de fonder l’habitation de Québec en 1608, il avait déjà exploré les côtes du nouveau continent et  fondé Port-Royal, première colonie française en Amérique, et obtenu le titre de géographe royal du roi Henri IV.  Visionnaire, Samuel de Champlain rêve d’ajouter un grand domaine à la France. 

Il projette également de stimuler le commerce des fourrures et les fortunes qu’il engendre, de répandre la foi catholique et de pénétrer les mystères de l’immense et déroutant continent. Navigateur passionné, il a des rêves de grandeur pour la Marine française. Cartographe de génie, il décrit assidûment les rives de ce fleuve aux grandes eaux et les territoires qu’il explore dans d’épiques récits de voyages illustrés.

Épicurien à ses heures, il est fin gastronome et amateur de plaisirs. Il assure la fonction de commandant et de gouverneur de la Nouvelle-France sans en avoir le titre. Certes, un homme au destin grandiose ! Les rumeurs disent qu’il sera bientôt de retour d’Amérique...

Hélène Boullé


Fille du bourgeois Nicolas Boullé, on dit d’elle qu’elle était la plus intéressante des quatre membres de sa fratrie. D’abord protestante et opiniâtre dans ses croyances, elle étudia la religion de son époux avant de se convertir au catholicisme. Elle partit pour le nouveau monde en 1620 et y demeura quatre années.
Champlain baptisa une île en son honneur. 


Son explorateur de mari étant souvent retenu par ses devoirs de commandant, elle était seule et dépaysée dans ce milieu si différent de Paris. Elle trouvait satisfaction à côtoyer les autochtones, préférant leur compagnie à celle de colons. Se prenant d'intérêt pour ces derniers, elle étudie la
langue algonquine de manière suffisante pour enseigner le catéchisme aux enfants. 

De retour en France, elle veille consciencieusement aux intérêts de son mari et à ceux de la colonie.

Jean Nicolet


Il vit le jour vers 1592, en Normandie. On sait peu de choses de son tempérament de jeunesse, sauf qu’il s’embarqua dès l’âge de seize ans pour la Nouvelle-France où il fit la connaissance de Champlain. Dès 1611, il fut mandaté par celui-ci pour explorer le territoire et séjourner auprès des Hurons alliés afin d’agir en tant que «truchement» et de consolider des alliances. Deux années plus tard, Champlain retrouva un Jean Nicolet méconnaissable, ayant vécu à la manière des autochtones, parlant leurs langues et s'habillant désormais comme eux. 

Ses nouvelles mœurs furent alors sévèrement jugées par le clergé, mais Nicolet pouvait s'enorgueillir d’avoir rempli la tâche qui lui avait été confiée comme personne avant lui. Il est maintenant considéré comme l’un des leurs dans différentes tribus qui l’emploient pour négocier des traités de paix avec les Iroquois. Il constitue également un agent de liaison entre les colonisateurs et les indigènes et un rouage indispensable de la traite des fourrures.

 

Andrew Sinclair


Écossais d’origine, M. Sinclair a choisi, il y a de nombreuses années de cela, de s’établir en France et il est considéré depuis longtemps comme un fier sujet du
roi Louis. Marchand d’envergure, spécialisé dans l’import et l’export de ressources diverses, il possède quelques navires et même des entrepôts dans plusieurs ports d’Europe. C’est assurément un homme qui a réussi, même s’il n'affiche pas son opulence. Il s’intéresse à l’exploration du Nouveau Monde et aux possibilités commerciales qui en découlent. 

Ne se mêlant pas de politique, il lui préfère la science et la religion et a développé un goût prononcé pour les antiquités. Il cultive des relations d’affaires tant chez les Argotiers qu’à la cour du roi où il a ses entrées. Il n'est pas rare de le voir visiter d’autres guildes que la sienne pour proposer des contrats, selon ses besoins. 

C'est un homme qui va droit au but et qui a la réputation de faire en sorte que les choses fonctionnent rondement. Malgré ses nombreuses relations, il est très privé.

Jeanne Mance


Fille d’un magistrat, elle compte plusieurs ecclésiastiques qui ont séjourné en Nouvelle-France dans sa famille, dont un cousin missionnaire. N’ayant pas elle-même d’inclination pour la vie religieuse - non plus que pour le mariage -, Jeanne s’initie au métier de soignante, d’abord en prenant soin de sa fratrie au décès de sa mère, puis en se consacrant aux victimes de la guerre. Sans égard à sa propre santé, elle s’oublie elle-même pour soigner les autres. 

Ce fut une véritable épiphanie pour elle que d’entendre parler du Nouveau Monde pour la première fois : depuis, elle en rêve ! Son implication au sein de diverses organisations charitables lui a permis de développer un réseau de contacts de gens fortunés et elle sait user tant de ses yeux de biche que de ses dons d'oratrice pour collecter des fonds pour la colonisation. On voit en elle une femme de vertu assez héroïque et de résolution ferme.

Jacques-Michel Bonacieux


Ayant fait fortune dans le commerce des étoffes précieuses et de la mercerie à Paris, il a hérité de ces années comme marchand des talents pour le négoce. Il a investi une partie de son pécule à Versailles en y achetant l’
Auberge de l’Écu qu’il tient depuis peu.

Sa jovialité et son sens des affaires font en sorte qu’elle est très fréquentée. Ce nouveau statut d’aubergiste lui permet d’assouvir sa soif de ragots et de cancans, car il n’y a pas mieux pour délier les langues que l’alcool coulant à flots au cours de soirées arrosées en agréable compagnie ! 

S’il est pompeux de nature, il se montre timide en présence des soldats et obséquieux envers les puissants. Il est malheureusement peu délicat envers sa jeune épouse, Constance, mais s’en montre toutefois fort possessif, voire jaloux.

Pasqualina


Cette Gitane est installée à Versailles de longue date et elle en est la marchande la plus connue. Sa roulotte est pleine d’un véritable bric-à-brac en tout genre, dont elle trimballe un échantillon sans cesse renouvelé dans sa balle de colporteuse pour tenter de le refourguer à prix d’or. Ouvrez l'œil, et le bon : il se trouve parfois de véritables trésors au travers de sa camelote !

Vous cherchez quelque chose qu’aucun marchand n'a en inventaire ? Il est à parier qu’elle va vous le dénicher... si vous avez les moyens de payer cet excellent service personnalisé !  

Roublarde et chipoteuse, elle rechigne toujours à payer ses taxes et use de mille et unes astuces pour contourner les lois de Versailles, mais arrive à se sortir de tous les mauvais pas grâce à son humour et à son habileté à argumenter. Elle a une personnalité joviale : elle aime cancaner, chanter autour du feu et boire du vin clairet.

Étienne de Mouron

Étienne est un marchand originaire de Versailles. D’abord héritier d’un petit domaine viticole familial, il a fait fructifier son entreprise en faisant l’achat de nombreux domaines, spécialisés tant dans la vigne que le houblon. Il est donc passé tranquillement du négoce du vin à celui des terres ! Maintenant qu’il a atteint une certaine notoriété, il caresse le rêve d’acquérir un navire pour se lancer dans le commerce des pelleteries en Nouvelle-France. Les larges couvre-chefs étant en vogue dans tout le royaume, il espère bien lancer la mode du chapeau en feutre de poils de castor ! 

Ayant du nez pour flairer les bonnes opportunités, il n’est cependant pas égoïste de son expertise : il aime conseiller ses confrères sur la façon de mener leurs affaires. Il a une relation presque paternelle avec les plus jeunes membres de la Grande compagnie commerciale. C’est un éternel optimiste et un huguenot convaincu.

Blandine Gardet

La Trésorière du Grand Coësre


D’abord amie de Séverine, elle s’est liée ensuite avec Clopin. Femme très douce et très sage, Blandine est irrévocablement dédiée au couple dirigeant qui a créé la charge de Trésorière du Grand Coërse pour elle. Depuis, elle l’a moulée à son humanité et c’est elle qui, parfois, ramène la bonté et la tempérance dans les raisonnements parfois cruels de Clopin. 

Comme trésorière, elle est responsable des francs-mitoux. Elle a beaucoup d’imagination pour rendre les mendiants crédibles par toutes sortes de stratagèmes ingénieux, fabrication de handicaps en tous genres et autres maquillages habiles ! Grâce à son système de redistribution de l’argent récolté par la mendicité, elle peut faire vivre la Cour des Miracles et les plus démunis des argotiers qui ne pourraient survivre sans ce soutien. Par ses attentions toutes maternelles et sa bienveillance, elle s’est mérité l’amour inconditionnel des membres de la Cour des Miracles.