Soissons, 12 mars de l'an de grâce 618

À tous les leudes du Regnum Francorum,

Clotaire, roi de tous les Francs, vous convoque à Clichy pour la tenue du Champ de Mars.

Depuis l’unification du Royaume, nous avons prospéré, mais le roi est d’avis qu’il est maintenant temps pour le Royaume des Francs d’étendre ses frontières, pour la gloire du royaume et de Dieu Tout-Puissant.

Cependant, alors qu’il est l’heure pour le Royaume de soumettre ses voisins, vous devez être informés de la plus triste des nouvelles :

La reine Bertrude, bien-aimée reine de tous les Francs, épouse et mère dévouée, est décédée dans d’atroces circonstances. Le roi désire donc que vous veniez porter vos respects à la femme la plus honorée du Royaume au moment du Champ de Mars à l’occasion de ses funérailles.

Répondez à l’appel de votre roi, Francs et alliés du Royaume, pour la grandeur à venir et pour pleurer la perte de la Perle des Francs!

Robert de Montreuil
Gardien des sceaux, Auriculaire du roi Clotaire, Chancelier et comte du palais royal
Metz, 13 mars de l'an de grâce 618

Mon roi et seigneur,

Vous me trouvez atterré par la terrible nouvelle. Notre bonne reine, assassinée! Je suis de plus révolté par cet acte de la plus haute ignominie!

Sachez que toutes les ressources d’Austrasie sont à votre disposition pour retrouver le malfrat!

Je suis des plus malheureux de ne pouvoir répondre personnellement à votre convocation, car j’ai récemment subi un fâcheux accident qui me cloue au lit. Ma femme Ida Idoberge se rendra à Clichy pour porter hommage à la reine en mon nom et représenter l’Austrasie à votre cour. Arnoul, l’évêque de Metz, l’accompagnera pour l’assister.

Puis-je espérer que vous aurez l’occasion de nommer un nouveau patrice pour notre province? La situation actuelle est fâcheuse : les relations sont tendues avec les Alamans qui bordent nos frontières et la côte de la mer du Nord fourmille de pirates.

Puisse le Seigneur vous réconforter dans cette épreuve et protéger le Royaume.

Pépin de Landen
Maire du palais d'Austrasie
Poitiers, 14 mars de l'an de grâce 618

Clotaire,

Ton courrier nous a appris la terrible nouvelle. La maisonnée entière est sous le choc et éplorée. Je m’imagine ta douleur et ton tourment. Tu te souviens de la mort d’Irmelinde? La nuit avait pris possession de mon cœur pendant des mois…

Je quitte Poitiers dans les jours qui viennent pour me rendre à tes côtés le plus rapidement possible. Sois courageux, mon ami, je partage ta souffrance. Bertrude était bonne et douce, nous vengerons sa mort, je te le promets.

Ton fils est dévasté et voudrait partir sur le champ. Nous ne tarderons pas n’ait crainte. Tu préféreras certainement le garder à ton palais après le Champ de Mars. Il est bon pour un père d’avoir son fils près de lui.

Il me tarde que nous soyons réunis.

Sadragésil
Bavaria, 14 mars de l'an de grâce 618

Notre bienveillant Roi Clotaire, fils de Chilpéric, lui-même fils de Clotaire,

Vous voyez bien la Bavière au complet en deuil suite à la nouvelle de la mort de notre bien-aimée Reine Bertrude. Puisse votre Dieu démontrer sa bienveillance envers vous.

C’est bien peiné que nous, la famille Anniona, nous rendrons sur votre commande, à Clichy afin d’assister à votre champ de Mars. Nos lames, nos oreilles et notre vaillance seront vôtres pour retrouver l’odieux criminel qui a osé lever la main contre la Perle des Francs.

D’ici à ce que nos routes se croisent, nos prières vous accompagnent,

Ingrid Kara Idunn Albericdottir
Schreiber für den Anniona, au nom des Anniona
Châlon-sur-Saône, 15 mars de l'an de grâce 618

Roi Clotaire,

Le messager de Neustrie vient d’apporter la terrible nouvelle en Bourgogne. Berthe est terrassée de douleur et s’est cloitrée dans ses appartements en apprenant la mort de sa mère. Je suis tout autant bouleversé que mon épouse : qui a pu oser commettre un tel crime? Cet acte abominable est incompréhensible et certainement l’œuvre d’un esprit fou.

Mon patrice, Aléthius, est ravagé depuis l’annonce de la nouvelle, comme si la mort l’avait visité personnellement.

Nous nous rendrons à Clichy, bien sûr, dès que l’état de Berthe lui permettra de voyager.

Je me permets aussi de vous informer d’une nouvelle que je viens d’apprendre; les Lombards se regroupent à la frontière de la Provence.

Warnachaire de Bourgogne
Maire du palais de Bourgogne
Emdem, 15 mars de l'an de grâce 618

À toi, roi franc,

Par égard pour le butin que tu nous as permis de ramasser pendant nos pillages, nous cesserons nos attaques sur les côtes de la Francie pour trois jours. Profite de ce temps pour pleurer ta reine, nous aurons à discuter lors de ton Champ de Mars.

Bien que nous aurions aimé être à l’origine de ceci, nous n’avons rien à voir avec la mort de votre chère Reine. Si tel avait été le cas, sa tête fièrement nous aurions brandie à la vue de tous. Nous ne sommes pas de ces lâches qui se cachent pour commettre de telles atrocités, valeureux et fiers que nous sommes.

Rothgar Sigbernason
Jarl af klan Windwarson
Amiens, 16 mars de l'an de grâce 618

Chancelier, nous venons de recevoir votre courrier à Amiens.

Nous allons chevaucher les trois prochains jours durant pour venir témoigner de notre sympathie au bon roi. De plus, nous lui offrons humblement nos services dans ses recherches pour débusquer ce misérable criminel.

C'est évidemment avec honneur que nous répondons à l'appel du roi. Veuillez, bon Robert de Montreuil, lui transmettre nos condoléances.

Podzka An-Craite
Au nom du clan An-Craite
Francie, 16 mars de l'an de grâce 618

Messire de Montreuil,

Malheureusement, les mauvaises nouvelles voyagent plus rapidement que les bonnes. En route pour vos terres, nous avons appris que votre Dieu a rappelé à lui votre bien-aimée reine.

Bien qu’étrangers, sachez que nous lèverons notre corne en l’honneur de la perle des Francs et que ce soir sa beauté et sa grandeur seront chantées.

Dès notre arrivée, nous, la Välsgard, offrons de nous mettre à la disposition du roi et de sa famille, si tel en est le désir. Ceci, j'en suis convaincu, éviterait qu'un tel malheur survienne de nouveau : j’en fais le serment sur ma vie.

Nous servons les grands de ce monde depuis des générations maintenant, aussi nous comprenons le lourd fardeau des couronnes et l'importance de s'entourer de gens de confiance.

Nous venons de terminer un contrat avec le roi Edwin de Northumbrie et nous arrivons en Francie dans l'espoir d'y trouver nouveau maître. Nous espérons pouvoir en discuter de vive voix, avec vous ou le roi, pour déterminer les termes d’un éventuel contrat avec sa majesté ou sa suite. Ainsi, aucun crime ne restera impuni et la sécurité des grands de Francie pourra être assurée.

Dans l’attente de faire votre connaissance et de découvrir votre patrie, puissent les dieux vous être favorables. Tous nos respects à la perle des Francs.

Kaëthilfrid
Jarl af Välsgard
Cologne, 16 mars de l'an de grâce 618

À son auguste majesté le roi Clotaire, second du nom, seigneur de tous les Francs,

Mon bien aimé souverain, c'est avec colère et consternation que nous avons appris le trépas de notre grande Reine. Nous prions que le seigneur tout-puissant ait son âme et avons fait chanter une messe en son honneur.

Sachez que Cologne et toute la Rhénanie sont en profond deuil et que nous ne saurons connaître le repos tant que vengeance ne sera pas faite contre les acteurs de ce crime innommable. Nous leur ferons goûter la Vengeance comme seuls les Francs peuvent le faire.

Ma famille et moi nous rendrons de ce pas au Champ de Mars auquel vous nous conviez. La route depuis Cologne est difficile en hiver mais nous fouetterons les chevaux afin de pouvoir vous apporter le soutien inconditionnel des Ursinides.

Que le Seigneur tout-puissant vous garde

Semper stans
Alderic Bärsohn de Cologne
Patriarche de la Lignée Bärsohn des Ursinides
Uppsala, 16 mars de l'an de grâce 618

Cher ami,

C’est avec colère et tristesse que nous avons appris le funeste sort qui accable votre cour. Comme vous le savez sans doute, notre grande assemblée annuelle bat son plein. Nous avons offert pensées et sympathies aux Dieux afin que votre épouse repose dignement.

Mon cousin Thorkell est présentement en Francie avec une petite délégation. D’autres membres de sa mesnie devraient le rejoindre sous peu. Ils se rendront au Champ de Mars afin de rendre hommage à votre défunte épouse et vous témoigner mon soutien. Croyez-moi, ils seront en mesure de vous aider afin d’obtenir réparation.

En espérant que la nouvelle saison vous apporte réconfort,

Anund
Roi des Svears
Saxe, 16 mars de l'an de grâce 618

Clotaire, roi des Francs,

La nouvelle de la mort de la reine Bertrude vient d’arriver en Saxe.

L’indignation s’est emparée de ma Maison à l’annonce d’un acte aussi vil. Que Thor frappe de son Marteau le traître qui s’en prend ainsi à ton royaume.

Je ne peux répondre à ton appel, le temps étant trop court. Le tribut annuel de la Saxe est déjà en route pour Clichy avec mon ambassadeur le plus fidèle et distingué. Il portera l’honneur de la Saxe en ta cour. J’enverrai un message afin que le convoi presse le pas.

Bertoald
Duc de Saxe
Roma, 16 mars de l'an de grâce 618

Salvete, rex Clotaire

Accipe consolantibus mortem uxoris. Deus caelum recipere. Audivimus de te reinvitent et magnis domibus adnexa Europae frenos Mars in adventu diebus. Familiam non divitum et potentum, sed habere quaestio fere terra ad crescendum.

Nos mos utuntur hoc tempore ut loquar ad te et offer nostrae consolantibus

Herminius Licinius
Pater cognatione Licini
Toxandrie, 16 mars de l'an de grâce 618

À votre majesté, digne roi Clotaire.

Bien aimé souverain, c'est avec tristesse et consternation que, sur le chemin pour le Champ de Mars, nous avons appris le trépas de notre grande reine. Nous suivons de peu le messager qui vous a livré ce message.

Nous sommes sans mot devant un aussi grand malheur. Le clan Rosendall sera à votre entière disposition : que ce soit pour enquêter sur ce crime infâme ou pour lutter contre vos ennemis.

Que le Seigneur tout-puissant vous garde,

Collombe Borgia
Matriarche du clan Rosendall
Cherbourg, 16 mars de l'an de grâce 618

Puissant Clotaire, roi de tous les Francs

Nous avons eu vent de la triste nouvelle, alors même que nous nous apprêtions à traverser les eaux pour rejoindre votre fier royaume. Nous nous présenterons au Champ de Mars pour vous offrir nos condoléances, ainsi que le soutien du clan Selgovae. Si vous nous acceptez en vos terres, nous serons vos gens, quoi qu’il vous faille.

Eira, Brighid, Ciwa et Mohray Braween
Chefs du clan de Selgovae
Provence, 17 mars de l'an de grâce 618

Majesté,

Comment imaginer qu’un homme ait pu s’en prendre à la reine Bertrude. Le désarroi s’est emparé de mon cœur à la lecture de la lettre de votre chancelier.

Je ne peux imaginer votre détresse en ces instants si affligeants. Cependant vous êtes le plus grand des rois que le Regnum Francorum ait connu depuis votre ancêtre Mérovée et vous vous devez d’être fort pour préserver l’unité du Regnum.

Je ne pourrai me rendre au Champ de Mars. Mon cœur en saigne, mais la Provence est menacée et je me dois de la protéger! Les Lombards ont pris les armes et sont à nos frontières! Ces barbares païens ont entrepris de saccager nos campagnes! Je vous implore d’envoyer du renfort vers le Sud. Nous avons grand besoin de votre assistance, mon roi.

Que Dieu vous garde et qu’il protège le Regnum Francorum.

Aegylia
Duchesse de Provence
Bro Waroch, 17 mars de l'an de grâce 618

Roi Clotaire,

Je vous envoie mon fils, Tal, et sa mesnie à votre cour comme délégation personnelle. Que vous vouliez vous venger ou obtenir justice, il saura mettre ses armes et sa valeur à votre service. Crimes et trahisons doivent être réparés. Je sais que le sang crie et demande réparation lorsqu’il est versé dans les ténèbres par les vils actes de nos ennemis. Les secrets remontent toujours à la lumière : les lâches se trahissent toujours entre eux. La perle, volée par la mort avant son temps, brillait trop dans les cœurs des envieux, des malfrats et des avaricieux. La laideur déteste tout ce qui est beau, comme le lâche envie et méprise les courageux.

Pour votre Champ de Mars, le Bro Waroch se souvient de vos visites en ses terres. Je me souviens de l'accueil que je vous ai fait par deux fois et je resterai chez moi à attiser le feu de nos vieilles relations. Je gouverne mes terres sans couronne, tandis que la vôtre regarde ailleurs pour étendre votre grandeur et votre puissance. Tel est le serment que nous avons juré par notre Foi. Je ferai ce que je dois et tiendrai parole.

Mon fils voit en vous et votre lignée une descendance divine et veut bien vous servir. Je le recommande, lui et sa famille du Bro Waroch, à votre cour et vous prie de les occuper.

Waroch
du Bro Waroch
18 mars de l'an de grâce 618

Au roi Clotaire, roi du peuple franc.

Nous sommes venus de loin pour vous porter respect et amitié, nous qui se nommons seulement le clan de Moravia. De par-delà les terres sont parvenus à nos oreilles les récits de vos conquêtes. Nous sommes Slaves et de coutume voyageuse mais notre clan, originalement installé à Bratislava, se déplace pour venir à votre cour, afin d’offrir services et amitiés au roi descendant de Mérovée.

Mes vieux os ne tolèrent guère les voyages et mes rides ont connu trop de cours étrangères pour accabler la vôtre, mais mes ainés sauront représenter notre clan. J'ai confiance que dans votre sagesse, vous saurez voir au-delà de nos humbles origines et considérerai les offres de bonne entente, d'amitié et de possibilités que le peuple slave a à offrir.

Au moment d'écrire ces lignes, nous avons appris la triste nouvelle du trépas de votre reine. Nous ne pouvons qu'être attristés de cette nouvelle et, à nos prières de deuil, nous ajouterons le nom de votre reine pour que son esprit trouve la paix et le dernier repos.

Sur ces mots, je laisse entre vos mains mes enfants, dans l'espoir qu'ils sauront trouver à votre cour hospitalité et prospérité.

Baba
Matriarche du clan de Moravia